Achat et vente

Vendre son véhicule

Le vendeur d’un véhicule a certaines obligations lorsqu’il vend son véhicule, notamment en matière d’information. Ainsi, il doit notamment mentionner à l’acheteur toute information importante sur l’état du véhicule que l’acheteur ne peut pas déceler lui-même.

Il n’est pas obligatoire d’accorder une garantie, puisque la loi permet de l’exclure. Mais attention, en vendant le véhicule sans aucune garantie, le vendeur reste responsable des défauts cachés qu’il connaissait mais qu’il n’a pas mentionné à l’acheteur. Tel peut notamment être le cas de l’usure d’une pièce constatée par un garagiste ou d’un accident ayant nécessité des réparations importantes.

Si votre véhicule présente un vice non décelable par l’acheteur et que vous avez respecté votre obligation d’information en attirant son attention sur ce défaut, veillez à la mentionner dans le contrat, afin d’éviter tout ennui par la suite.

N’hésitez pas à utiliser notre modèle de contrat pour la vente d’un véhicule d’occasion entre particuliers.

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Acheter un véhicule d’occasion

L’achat d’un véhicule d’occasion présente certains avantages. Par exemple, un véhicule neuf perd, en moyenne, la moitié de sa valeur en à peine trois ans. La perte de valeur est ensuite, les années suivantes, de 8 à 10 %.

Mais l’achat d’un véhicule d’occasion, que ce soit auprès d’un professionnel ou auprès d’un particulier, présente également de nombreux pièges, qu’il faut tenter d’éviter.


Quelques conseils pour bien acheter son véhicule d’occasion :

1. Avant d’aller voir le véhicule, faites une étude de marché. Le marché des occasions est vaste et vous trouverez nécessairement, quel que soit le type de véhicule, des véhicules de comparaison. Vérifier si le prix proposé, compte tenu de l’état du véhicule et de son usure, notamment kilométrique, est dans la moyenne des prix sur le marché. De nombreux organismes et sites internet proposent également des estimations. N’hésitez pas à multiplier vos démarches. Cela vous donnera des arguments de négociations pour le prix et vous évitera surtout quelques regrets.

Mais attention : un prix très avantageux par rapport au marché n’est pas toujours signe de bonne affaire. Une baisse de prix importante peut également cacher des défauts importants, tels qu’un véhicule accidenté mais réparé. Dans un tel cas, posez la question au vendeur et redoublez de prudence.

2. Inspectez le véhicule dans le détail. Ne vous contentez pas de vous assurer que le véhicule est, à priori, propre, sans défauts apparents et en bon état d’entretien.

  • Il vous faut tester chacune des fonctions du véhicule. Allumez les phares, les essuie-glaces, les autos-radios, le chauffage, la climatisation, le système de fermeture et de verrouillage des portes, le fonctionnement des fenêtres, etc.  
  • Faites également un examen minutieux de la carrosserie. Des légères différences de coloris dans la peinture, un vernis moins brillant en certaines zones, de toutes petites tâches de rouille, peuvent signaler que le véhicule a été accidenté.  
  • Examinez le pare-brise et assurez-vous de l’absence de tout impact. Un petit impact, même minime, peut rapidement s’étendre et mener à de grosses fissures, nécessitant le changement immédiat du pare-brise.
  • Vérifiez l’usure des pneumatiques qui sont vendus avec le véhicule. Si ceux-ci sont proches du témoin, ils n’ont aucune valeur et devront être changés rapidement, ce qui représente un coût rapidement important. Dans cette situation, demandez le remplacement des pneus avant la vente ou négociez une réduction du prix.
  • Contrôlez de façon minutieuse toutes les pièces d’étanchéité du véhicule, notamment la qualité et la souplesse des joints autour des vitres et des portières. 
  • Vérifiez également les vitres des phares et des clignotants. Assurez-vous que le verre soit clair (et non poreux) et que les verres ne présentent ni impacts, ni fissures.
  • Appuyez lourdement sur différents endroits du véhicule, depuis l’extérieur. Si celle-ci revient en place en se balançant de manière évidente, c’est que les amortisseurs sont défectueux.
  • Contrôlez également la présence des éléments de sécurité obligatoires (carte grise, triangle de panne) et recommandés (roue de secours, clé en croix, veste réfléchissante, etc.).

3. Faites une course d’essai. C’est le seul moyen de vérifier que le véhicule fonctionne correctement. Faites un trajet qui vous permette d’emprunter différents types de route, dont des autoroutes.

  • Installez-vous et contrôlez le réglage des sièges et le bon fonctionnement de toutes les ceintures de sécurité.

    Sachez que de nombreux contrats mentionnent que le véhicule est vendu « en l’état ». Vous ne pourrez ainsi pas vous plaindre d’un défaut que vous auriez pu, vous-même, constater. Si vous n’y connaissez rien, emmenez quelqu’un avec vous ou faites contrôler le véhicule par un organisme indépendant.
  • Allumez le moteur. Assurez-vous que le démarrage fonctionne du premier coup et facilement. Eteignez et rallumez le moteur quelques fois d’affilée, pour vérifier que le moteur et la batterie fonctionnent correctement.
  • Contrôlez le tableau de bord. Vérifiez l’absence de voyants lumineux qui pourraient signaler un problème. Assurez-vous également de l’exactitude des informations mentionnées sur le tableau de bord.
  • Commencez à rouler et soyez attentifs aux éventuels bruits suspects, à une boite de vitesse qui coince, à un embrayage trop mou ou qui fonctionnerait par à-coups ou qui produirait des grincements. Ce sont autant d’indices sur une usure importante du véhicule qu’il ne faut pas négliger.  
  • Testez les freins. Vérifiez  que le freinage soit net, propre et que les roues ne dévient pas. Soyez également sensibles à tout grincement ou frottement. Testez enfin un freinage d’urgence, sur un parking, pour contrôler le fonctionnement de l’ABS. 
  • Contrôlez le bon fonctionnement, en cours de route, du compteur de vitesse et des autres indicateurs. Testez toutes les vitesses. 
  • Profitez d’une entrée sur l’autoroute pour accélérer fortement en passant rapidement toutes les vitesses. Si le moteur tousse, c’est mauvais signe.
  • Assurez-vous que la voiture est stable et qu’elle n’a pas tendance par exemple à se dévier systématiquement d’un même côté ou qu’elle n’a pas d’autres comportements étranges. Cela pourrait signifier un problème de direction ou de châssis.
  • Roulez quelques minutes avec le chauffage, puis avec la climatisation, allumés. Cela vous permettra de contrôler l’absence d’odeur et l’efficacité de ces systèmes.

4. Demandez à consulter les carnets d’entretien. Cela vous permettra non seulement de vérifier si les services, les tests anti-pollution, etc. ont été réalisés régulièrement et dans les délais prescrits par le fabriquant. Vérifier également si des réparations ont déjà eu lieu. Par exemple, si le véhicule a un kilométrage important, mais que les pièces d’usure (freins, embrayage, courroie de distribution, etc.) ont été changées récemment, ce n’est pas un problème. Dans le cas contraire, soyez prudent.

5. Lisez attentivement le contrat et les éventuelles conditions de garantie (si celle-ci est donnée par un organisme indépendant). 

6. En cas de doute, faites contrôler le véhicule par un spécialiste

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